Mon avis sur : La fin de la solitude, de Benedict Wells

(Slatkine & Cie

Quatrième de couverture : « Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. »

 

Mon avis : 

Cloué sur son lit d’hôpital suite à un violent accident de voiture, Jules se remémore sa vie. Enfance heureuse avec son frère Marty, et sa soeur Liz, jusqu’à la disparition tragique de leurs parents. Tout change alors. Placés en internat, les enfants voient leurs chemins se séparer petit à petit. Chacun affronte le deuil différemment.

Jules se retrouve alors plus seul que jamais. Sans parents, sans ses aînés, aux abonnés absents. Seule lueur dans cette nuit, Alva, une camarade de classe qu’il ne pourra pas oublier, et un monde imaginaire dans lequel il mène des vies nouvelles.

La Fin de la solitude est un roman très agréable à lire. Malgré les sujets douloureux qu’il aborde (le deuil, la solitude, les drames familiaux, la maladie…), il reste doux. L’amour et l’amitié, en trame de fond, permettent à la fratrie de tenir le choc et de se construire (chacun à sa façon). On s’attache facilement à Marty, Liz et Jules, et c’est avec un regard bienveillant qu’on les voit devenir adolescents, puis adultes.

Benedict Wells est qualifié de « jeune prodige de la littérature allemande », un titre qui me semble bien justifié.
La fin de la solitude est le premier de ses quatre ouvrages à avoir été traduit en français, il lui a valu, au passage, de recevoir le Prix de littérature de l’Union européenne en 2016… Un auteur à suivre 😉

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour cette nouvelle belle découverte.

 

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