L’Enfer de Church Street

L’Enfer de Church Street _ Jake Hinkson (Editions Gallmeister)

Quatrième de couverture : « Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi. »


Chronique : 

Je continue mon exploration de l’univers racé des livres publiés en Totem chez Gallmeister.

Le narrateur principal, Geoffrey Webb, se fait agresser sur un parking. Habilement, il prend finalement en « otage » son agresseur, et le convainc de l’écouter. Juste de l’écouter. Il faut dire que l’homme en a une sacrée couche sur la conscience. Les chemins de la vie ont fait de lui tout sauf un enfant de cœur. Il raconte son parcours, et les raisons qui l’ont menés, d’amour interdit en mauvais timing, à devenir un criminel recherché. 

Après de très bonnes surprises, j’ai été un peu plus perplexe. La lecture n’a pourtant pas été désagréable, bien au contraire, mais j’ai été assez déstabilisée par le ton employé par l’auteur, assez humour noir, dans une histoire plus rocambolesque que je ne l’imaginais.

Après un temps d’adaptation, je me suis finalement prise au « jeu » et, à l’image de l’agresseur, me suis laissée embarquer dans le récit de Webb.

Si l’on ne peut pas parler de coup de cœur pour cette fois, j’ai quand même passé un moment très agréable, et différent. Je recommande cette lecture à ceux qui aiment sortir des sentiers battus, qui n’ont pas peur de l’ironie et ne s’offusqueront pas d’une pointe d’anticléricalisme. A ceux-là, le livre donne rendez-vous le 17 août, en librairies.

Merci aux Editions Gallmeister qui me permettent de découvrir des romans d’un style comme je n’en ai pas souvent lu. Piquants, drôles, émouvants… Les Totems sont vraiment des romans à part !
J’avais adoré Bénis soient les enfants et les bêtes et L’Oiseau du Bon Dieu à lire absolument !

L’Enfer de Church Street est un hommage non déguisé à Jim Thompson dont il partage la vision du monde et l’humour noir.
Ce roman est lauréat du Prix Mystère de la Critique (Meilleur roman étranger) et fait partie des 10 meilleurs polars sélectionnés par le magazine Lire en 2015.  

3 commentaires

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :